top of page

Après la guerre, quel futur pour l’Israël?

By Anna Halpern

January 31, 2024

La guerre entre l’Israël et le Hamas, nous en entendons tous parler. Que se soit pour le procès de l’Afrique du Sud contre l’Israël, accusé de génocide à la CIJ (Cour Internationale de Justice), pour des questions humanitaires ou sécuritaires, le gouvernement Israélien est critiqué très fortement non seulement par la communauté internationale, mais aussi par les Israéliens eux-mêmes. En effet, le pire manquement sécuritaire de l'État Hébreux depuis une génération et même depuis sa création a secoué la scène politique Israélienne. Du gouvernement dont les positions violentes se sont trouvées confortées dans leur haine de l’autre, aux pacifistes pointant du doigt les problème liés à un conflit de plus de 75 ans, aux opposants du gouvernement attaquant Netanyahu pour ses problèmes judiciaires et son incapacité à prévenir les événements du 7 octobre, cette guerre est perçue comme un tournant. La question reste la suivante à ce carrefour de l’histoire Israélienne: quelle voie va-t-elle emprunter quand la guerre sera finie? 


Tout d’abord, pour comprendre la situation politique Israélienne il est important de revenir sur les événements du 6 octobre 1973 et leurs impacts. En effet, on ne peut manquer de faire le parallèle avec la guerre de Kippour déclenchée exactement 50 ans et un jour avant. Les forces armées Israéliennes s’étaient retrouvées prises au dépourvu quand une coalition de pays Arabes menés par l’Egypte et la Syrie ont attaqué l'Israël le jour de Yom Kippour, le jour le plus sacré pour les juifs. Ce grave manquement sécuritaire avait à l’époque été reçu comme un choc. L'Israël, malgré sa victoire  militaire, y avait perdu de son image de puissance militaire sans faille et le gouvernement avait failli en ignorant des informations qui leur avaient été transmises et en manquant cruellement de préparation face à cette attaque.


L’impact de cette guerre sur la politique Israélienne ne peut être ignoré. En effet, l'Israël ayant perdu de sa confiance en son système défensif s’est engagé dans une voie de pacification avec les accords de Camp David avec l’Egypte. De plus, le désastre sécuritaire subi par l'Israël mène Golda Meir (la première ministre Israélienne) à démissionner le 11 avril 1974 et à la création de la commission Agranat créée pour enquêter sur ces manquements de la part des forces de défenses Israéliennes et de la Première Ministre.


Dans le cadre de la guerre Israël-Hamas et de l’attaque du 7 octobre, il est plus que probable que l’on voit un processus similaire se produire, étant donné que non seulement l’opposition politique, mais la grande majorité de la population Israélienne exige la démission de Netanyahu (Selon un sondage mené par l'Institut démocratique israélien paru début janvier, seulement 15% des Israéliens se disent favorables au maintien du Premier Ministre au pouvoir après la guerre). Il semble donc que dans un futur post-guerre les Israéliens soient très motivés à rejeter le gouvernement Likoud en faveur probablement de Yair Lapid, le leader de l’opposition, ou de Benny Gantz. 


Selon la proposition de Lapid, le futur de Gaza pourrait être une administration par une coalition d’États Arabes tels que l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, mais incluant l’Autorité Palestinienne (AP). Néanmoins, la paix ne serait pas facile, surtout avec le maintien de sa position sur une déradicalisation nécessaire de l’AP avant sa participation.


En outre, le futur reste encore très flou. Le refus de Netanyahu de démissionner laisserait son gouvernement extrémiste au pouvoir, prolongeant la guerre et limitant la possibilité d’une pacification post-guerre. D’autre part, chaque instant que la guerre se prolonge, l'Israël perd du soutien international, et il est impossible de nier que cela impactera forcément le déroulement du processus de paix.


Screen Shot 2022-07-23 at 9.40.54 AM.png

The independent student newspaper of Paris Institute of Political Studies, Menton campus.

For inquiries, general comments, concerns, or corrections, contact us at:

mentontimes@gmail.com

© The Menton Times 2025

bottom of page